Vote de confiance au gouvernement.

Mes chers amis,

Comme je vous l’ai dit ces dernières semaines, je m’étais engagé à vous rendre compte directement de mes postions de vote sur les scrutins importants de cette législature.

Aujourd’hui avait lieu le vote de confiance au gouvernement d’Edouard Philippe, premier sous la présidence d’Emmanuel Macron.

Le vote de confiance, bien qu’il puisse paraître symbolique, est de première importance. Un gouvernement qui échouerait à réunir une majorité des députés serait renversé.

Aux termes d’un discours de politique générale que j’ai écouté avec attention, j’en ai conclu deux choses.

La première est que ce gouvernement reprend certains des grands axes que j’ai défendu au cours de mon précédent mandat : réduction du nombre de parlementaires et moralisation de la vie publique, baisse significative de la pression fiscale pour tous les ménages, rupture avec la politique éducative désastreuse menée ces dernières années, retour des valeurs républicaines et renforcement du sentiment national pour lutter contre le communautarisme. C’est une bonne chose, et j’espère que ce gouvernement réussira sur ces points car la France en a besoin.

La deuxième est que, bien malheureusement, notre ruralité me semble délaissée. Qu’adviendra-t-il du budget des petites communes sans la taxe d’habitation ? Comment feront les retraités pour faire face à la hausse prévue de la contribution sociale généralisée (CSG) ? Comment feront les ruraux qui ont besoin de leur véhicule pour travailler et se déplacer face à la hausse des taxes sur le diesel ?

Je n’oublie pas tout cela.

Je sais pour autant que les petits jeux de l’opposition stérile usent ceux qui nous regardent, ceux qui nous élisent, ceux qui attendent de nous des résultats.

Je suis un homme de droite, je me refuse au sectarisme. Je ne peux cautionner tout ce que ce gouvernement propose, sans pour autant m’opposer à tout ce que celui-ci veut faire.

J’ai donc décidé en toute conscience, et en toute liberté, de m’abstenir pour concrétiser cet état d’esprit.

                                                                                   Claude de Ganay